Le chant des sirènes

Sirène et son petit, La fontaine de Diane, Piazza Archimède, Syracuse, photo Serge Briez, Cap médiations 2014

Samedi 24 Mai 2014

Syracuse, dans notre odyssée, c’est le chant des sirènes. L’envie de s’abandonner dans les rues étroites où chante la douce voix des syracusains. L’envie irrésistible d’admirer chaque coin de rue, de sentir chaque parfums, de goûter toutes les saveurs de cette ville que savent si bien raconter les syracusains.

Tout cela pourrait bien nous mener en enfer, mais pour l’instant, chaque instant est un paradis, de son, de parfums, de saveurs, de paysages, d’objets et de créativité.

Les syracusains sont des artistes, sans aucun doute. Des artisans et des artistes dont la créativité semble gorgée de la beauté de ce qui les entoure, mais aussi de l’imagination et de la puissance du chant des mythes qui les ont formés.

Fontaine d'Aretusa, Mythe d'Arethusa changé en fontaine par Artemis pour échapper à Alphé, dieu du fleuve qui par amour détourne ses eaux pour venir ce méler à celle d'Aréthusa, photo Serge Briez, Cap médiations 2014
Fontaine d’Aretusa, Mythe d’Arethusa changé en fontaine par Artemis pour échapper à Alphé, dieu du fleuve qui par amour détourne ses eaux pour venir ce méler à celle d’Aréthusa, photo Serge Briez, Cap médiations 2014

Ces mythes qu’ils savent si bien vous raconter, lors des grands spectacles du Teatro Greco, mais aussi plus simplement lors d’une balade nocturne, sur la piazza Archimède. Vous admirez la fontaine de Diane, vous laissant envouter par ses sirènes… Et puis, attiré par les portes ouvertes de l’Archimedion, vous vous retrouvez au fond d’une petite cour, après avoir admiré les portraits et photos de scènes et d’artistes qui font les beaux jours du festival du Teatro Greco. Au fond de cette cour, vous assistez, médusé, à la représentation en solo d’un de ses magnifiques mythes grecques qui animent l’imaginaire des syracusains. L’interprète, Giovanna di Rausco, nous présente le personnage de Cassandra dans la « Agamemnon » de Luca de Fusco. Cette interprétation est un nouveau chant des sirènes. Sans comprendre un traitre mot d’italien, nous nous laissons bercer et émouvoir par la magnifique interprétation de Giovanna di Rausco.
On aimerait que le temps n’existe plus, simplement parcourir ces belles rues, de jour, comme de nuit, et écouter ces artistes de la vie qui chantent leur langue si douce à nos oreilles. Voir et admirer la créativité de ces êtres qui savent réinventer la nature humaine dans une simple marionnette.

Texte d’Agnès Briez, photos Serge Briez, Cap Médiations 2014

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