Syracuse

Poissons en céramiques, création de Syracuse, Via g. Cavour, Syracuse, photo Serge Briez, Cap médiations 2014

Samedi 24 Mai 2014

On est arrivés depuis hier à Syracuse, et déjà, on a l’impression d’être là depuis toute une vie, tant cette ville nous est familière.

On est arrivé hier, avec le vent du sud qui nous poussait, histoire de nous dire «Cà fait trop longtemps qu’on vous attends. Dépêchez vous. Il y a tant et tant à voir, tant et tant à goûter, tant et tant à palabrer». Quand on aime, on ne compte pas et là je suis comblé tout est beau, tout est harmonie, tout est gourmand, les gens sont bons comme un ciabatta bien chaud, sorti du four. La langue, sa musique délie l’esprit, pour te proposer de vivre doucement le charme de Syracuse.

L’odeur de Syracuse ?

Ça commence par la chaleur qui vient de la terre, brusquement 5 à 10° de plus et des effluves d’iode et de sel. Ensuite, juste en arrivant à quai, le parfum des fleurs qui débordent des balcons, envahissent les terrasses, explosent dans les massifs aux coins des rues.

La marina est située au cœur de la ville : Entre Ortigia, le vieux Syracuse, et la ville moderne.

Ortigia, la ville s’étend tout au long d’une côte rocheuse blonde et basse bordée d’une mer turquoise, citadelle imprenable aux écueils anodins mais tranchants comme des rasoirs. Le quai qui borde et déborde la ville est un patchwork de façades baroques aux teintes multiples : pastels délavés, vieux roses, gris tendres, bleu roi délavé, orange gris, vert détrempé…La palette est infinie et où que l’on porte le regard, le long de ruelles qui descendent étroitement en dédale vers la mer où les gens se parlent en tête à tête au dessus de nos têtes.

Les ruez éroites de Syracuse, Photo Serge briez, Cap médiations 2014
Les ruez éroites de Syracuse, Photo Serge briez, Cap médiations 2014

A la Piazza Duomo, éblouissante sous le soleil, le Duomo, édifice baroque construit sur le péristyle d’un temple grecque d’Athena. Chaque siècle apporte sa touche à l’édifice, et le culte évolue au fil des siècles, mais pas l’énergie qu’il développe. Les religions l’ont bien compris ces temples qui ont mis des siècles à se forger, des millions d’être qui sont venus y prier constituent le cœur de notre humanité. Qu’on croit ou pas, on est bien dans ces lieux, on touche l’essentiel de soi-même, le rien et le tout.

Je commence toujours la visite d’une ville et la fini par une église, un temple, un lieu de culte passé ou encore actif. Je ne saurai dire pourquoi, c’est une manière de remercier la vie, de rendre hommage à toute l’humanité, du beau présent de ce voyage qui s’offre à moi, de cette vacance de l’être qui touche, le voyageur ouvert, que je suis.
Cette façade du Duomo, c’est une mise en scène de théâtre tout est là pour raconter combien c’est beau à l’intérieur. L’extérieur est tout de lumière et d’ombre douce sur le parement de calcaire éclatant, les sculptures, les décors riches et sobres à la fois ensorcellent la vue par tant de voluptés. Tout te dit de rentrer à l’intérieur. Même la cloche assourdissante de midi, qui fait vibrer le tympan 2 bonnes minutes, en comptant chaque coup avec la peur d’en manquer un. Des fois que, si on a pas compris l’heure, ils seraient capables de remettre ça.
Ce jour là, devant le Duomo, une belle décapotable rouge est garée au bas de l’escalier monumental et attend des mariés, un bouquet de ballons blanc illustre le rétroviseur et semble dire : «Dès qu’ils sont là, je m’envole».

Décapotable rouge au pieds du Duomo, piazza Duoma, Syracuse, photo Serge Briez, Cap médiations 2014
Décapotable rouge au pieds du Duomo, piazza Duoma, Syracuse, photo Serge Briez, Cap médiations 2014

Je rentre, et c’est la messe de mariage, tous endimanchées, les belles dames, les messieurs et les petites enfants. Le chant rempli la nef, et le respect de l’instant donne le LA à la cérémonie. Promenons nous sur la pointe des pieds. Tout est permis, personne ne regarde trop occupés à marier. Vous verrez les images, mais les squelettes côtoient les retables et une voûte de lumière déroule sa BD pour qui est assez curieux de lire les belles images religieuses.

Vers la sortie je me dis que c’est beau un mariage. Le temps s’arrête pour faire la fête à l’Amour, et puis la vie reprend, inondée du souvenir de ces instants glorieux, où pour un moment, on a été le centre du monde, le sujet de toutes les attentions, la concentration de l’Amour de ceux qu’on aime et qu’on ne connaît parfois même pas, cette parenthèse sacrée du mariage opère sa magie tout le monde est beau.
Cela suffira pour aujourd’hui, je vous laisse sur le moment de ces instants magiques et nous en reparlerons, de Syracuse, des temples, des parfums, des goûts et des odeurs…

texte et photos de Serge Briez, Cap médiations 2014

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